PRÉPARATION AU VOYAGE

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PRÉPARATION PHYSIQUE

S’entraîner
Une ascension, c'est bien sûr avant tout une activité physique soutenue, souvent d'une intensité inhabituelle, surtout si l'on est citadin.
L'endurance
L'alpinisme nécessite surtout des qualités d'endurance : la capacité à soutenir un effort plus ou moins intense pendant une longue durée. L'entraînement idéal est, bien sûr, la marche en montagne de façon régulière...
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PRÉPARATION PSYCHOLOGIQUE

Au-delà d’une condition physique optimale, l’élément moteur d’une réussite en montagne est la motivation qu’on appelle communément “le mental”.

Il faut être en forme à l’heure dite, mais aussi "bien dans sa tête”. Au moment décisif, il vous faudra une forte détermination, la volonté d’aller à l’essentiel en replaçant petits désagréments et contretemps à leur juste valeur. Une attitude non consommatrice de prise en charge personnelle est indispensable.

La montagne est une école de discipline et de maîtrise de soi, car c'est cela qui rend possible cette joie de grimper qui transparaît dans tant de récits.
PhotoPartir en expédition, c'est vivre une expérience qui va radicalement modifier vos conditions de vie habituelles.

Mieux vaut se préparer physiquement et psychologiquement aux situations nouvelles que vous allez aborder.

CONSULTATION MÉDICALE : POURQUOI, POUR QUI ? (Avril 2009)

  • Un lieu-commun fréquent (mais faux) fait dire qu’on va en montagne pour s’oxygéner ! S’il est vrai, que l’air y est moins pollué, la pression d’oxygène de l’air ambiant diminue à mesure que l’altitude s’élève (d’un tiers à 3500 mètres, de moitié à 5500 mètres, des deux-tiers au sommet de l’Everest). C’est cette diminution de la quantité d’oxygène disponible qui peut être la cause d’inconfort d’abord, d’accidents mineurs ensuite (mal aigu des montagnes), d’accidents graves enfin (œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute altitude). Le MAM peut survenir lors d’une ascension mais aussi d’une arrivée dans un aéroport ou dans une ville situés à plus de 3500 mètres ( La Paz en Bolivie et Cuzco au Pérou par exemple). La première (et, peut-être la plus importante) des mesures de prévention doit intervenir avant le départ : c’est la consultation dans un centre de médecine de montagne. C’est lors de cette consultation que seront décelées l’aptitude ou les contre-indications et prodigués les conseils qui diminueront les risques d’ incidents mineurs ou d’accidents graves, responsables de rapatriements sanitaires de plus en plus fréquents, qui pourraient être évités par une prévention bien conduite.
  • A qui conseiller cette consultation ?
  • - A ceux qui peuvent présenter un risque : pathologie connue cardiaque ou respiratoire.
  • - A ceux qui ont mal supporté un voyage antérieur, quelle que soit l’altitude à laquelle sont survenus les symptômes.
  • - A partir de 4000 mètres, à tous ceux dont il s’agit du premier séjour en haute altitude, même jeunes, même sportifs entraînés (rappelons que la survenue d’un MAM est individuelle et indépendante de l’âge et de la condition physique)
  • - Aux trekkers de « vraie » haute altitude, à partir de 5000 mètres, si le trek projeté monte plus haut que les treks antérieurs.
  • Qui pratique cette consultation ?
  • Plutôt que le médecin traitant ou le cardiologue, qui ne constateront que des contre-indications relatives, il est recommandé de consulter un spécialiste de médecine de montagne. La consultation et, en particulier le test de résistance à l’hypoxie, qui mettant, au repos puis à l’effort, le patient en simulation d’altitude vers 5000 mètres, évalueront sa capacité à s’y adapter. Les conseils seront alors donnés : prescription de traitement préventif (Acétazolamide), mais aussi conseils d’ascension (qui relèvent surtout de la responsabilité de l’organisateur du trek) : défaut d’acclimatation, montée trop rapide, séjour prolongé en très haute altitude, présence tout au long du trek d’un caisson hyperbare portable (et de personnes sachant l’utiliser).
  • Où trouver une consultation de médecine de montagne ?
  • Il est, bien évidemment, plus facile de consulter dans les régions de montagne (Lyon, Grenoble, Chamonix, Toulouse) mais aussi à Paris, Marseille ou Nantes. Plutôt que d’établir une liste plus ou moins complète de ces consultations, nous répondrons par courriel (sante.en.voyage@gmail.com) à ceux qui n’en auraient pas trouvé dans les CHU ou CHR de leurs régions. Un point pratique (non négligeable) : la Sécurité Sociale prend en charge cette consultation si elle est prescrite par le médecin traitant.
Week-end de préparation    |    Conditions de vie en expédition
Sans être une condition obligatoire à la participation à l’une de nos expéditions et/ou ascensions, ce week-end est déjà un élément de réussite incontournable et participe à la préparation normale d’une ascension lointaine. Son but est de juger l’homogénéité des groupes, assurer une révision des conditions individuelles, ainsi que faire connaissance avec vos compagnons de voyages et les guides de Terres d’Aventure.
  • Les camps
  • Dans les Andes ou en Himalaya, on vit sous tente pour une période qui peut être de plusieurs semaines : les torrents pour se laver et une nourriture différente, parfois difficile à assimiler. Cette absence prolongée de confort est compensée, lors des marches d’approche et aux camps de base, par l’assistance d’une équipe locale. Mais, au-delà, on passe à des conditions d’autonomie beaucoup plus astreignantes. Vous devrez porter votre matériel personnel et parfois le matériel collectif.
  • Vous devrez équiper les camps d’altitude, vous occuper de vos repas, passer de longs moments à “faire de l’eau”... Toutes occupations d’apparence anodine, mais qui, dans des conditions de haute altitude, demandent une résistance psychologique certaine. L’autonomie véritable, c’est bien sûr l’autonomie en montagne, savoir évoluer en cordée autonome en sécurité, mais aussi au repos dans les camps, ne pas se laisser aller à la fatigue et veiller à s’alimenter et à se réhydrater régulièrement.
  • La vie de groupe
  • La vie en communauté impose des contraintes, des corvées, qu’il convient de partager dans un esprit de responsabilité et de solidarité (les portages, faire la trace, la cuisine...). L’entraide est indispensable : avoir une attention particulière pour les difficultés de vos compagnons, si possible les deviner et aller au-devant d’elles. Une ambiance de groupe sereine est un facteur de réussite primordial dans une expédition.